La perte d'un être cher provoque l'une des souffrances émotionnelles les plus intenses que l'être humain puisse éprouver.
Bien que, dans la plupart des cas, la douleur s'atténue avec le temps, certaines personnes peuvent avoir des difficultés à reprendre le cours normal de leur vie.
Lorsque la souffrance persiste pendant des mois, voire des années, il peut s'agir d'un trouble du deuil prolongé.
Les chercheurs soulignent que ce trouble est lié à des altérations des réseaux cérébraux de la récompense. Le cerveau continue de réagir au souvenir de la personne comme s'il existait encore une possibilité d'entrer en contact avec elle.
Le noyau accumbens, par exemple, reste activé à la vue de photos ou de souvenirs du défunt. Cela génère un sentiment constant de désir et de nostalgie difficile à apaiser.
De son côté, le cortex orbitofrontal peut avoir des difficultés à « actualiser » la réalité de la perte, conservant ainsi la perception émotionnelle selon laquelle la personne devrait encore être présente.
L'amygdale joue également un rôle important, entrant dans un état d'alerte constant. Cela conduit à interpréter la perte comme une menace permanente pour l'équilibre émotionnel.
L'insula, responsable de la perception des signaux internes du corps, peut transformer la nostalgie en douleur physique, ce qui intensifie la souffrance.
Bien qu'il partage certaines caractéristiques avec la dépression et le syndrome de stress post-traumatique, le deuil prolongé présente des schémas qui lui sont propres et spécifiques.
Comprendre ces changements dans le cerveau aide à expliquer pourquoi certaines personnes ont plus de mal à surmonter la perte et souligne l'importance d'un traitement adapté.
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