RDC : l'entreprise publique de diamants dans la tourmente
En République démocratique du Congo, la ville de Mbuji-Mayi, capitale de la province du Kasaï-Oriental abrite l’entreprise publique de diamants du pays, la MIBA. Située dans le centre-sud du territoire, l’établissement a été fermé au plus fort de la crise financière de 2008. Malgré la reprise des activités, il y a dix ans, l'entreprise ne parvient pas à être à la hauteur de sa gloire passée. "L'exploitation minière a repris en vue d'une relance avec l'aide du gouvernement. Cinq millions de dollars, un versement que la Gécamine a fait à Miba. La mine est opérationnelle, l'exploitation est en cours, mais à un niveau minimal." a déclaré Raphael Mukadi Tshindundu, directeur technique de la Miba. Ces 5 millions de dollars ont été débloqués par le président Félix Tshisekedi, lui-même originaire de la région du Kasaï, en août dernier. Les gestionnaires de l'établissement affirment que cette injection de capital qui s’est avéré être insuffisante, devait à l’origine aider la MIBA à devenir rentable. Les acheteurs, aimeraient voir le gouvernement s’investir davantage. " Si l'activité de la MIBA avait vraiment repris, on l'aurait senti, la vie aurait repris, l'argent aurait circulé. Le gouvernement doit beaucoup d'argent à la Miba. Il n'a pas la volonté de payer cette dette. S'il paie Miba, le Kasaï se portera beaucoup mieux". a ajouté Alphonse Ilunga, acheteur de diamants. Créée en 1961, la MIBA est détenue à 80 % par l'État, avec une participation de 20 % d'une société belge.