RDC : le FMI confirme son programme d'aide sur trois ans
Le 15 juillet dernier, le conseil d'administration du Fond Monétaire International validait un programme d’aide triennal en faveur de la RDC. L’aboutissement de négociations intenses, confirmées lundi par le Représentant de l'institution à Kinshasa, lors d'une conférence conjointe avec Nicolas Kazadi, ministre des Finances. Le programme prévoit le décaissement d'1 milliard et demi de dollars sur 3 ans, en échange de certaines réformes, déclinées sur 3 axes. "Le premier axe de réforme dans le domaine budgétaire c'est de créer des marges de manœuvres budgétaires pour les dépenses les plus importantes pour le pays. notamment les dépenses sociales avec un indicateur dans le programme qui est prévue et aussi pour les investissements les plus ,nécessaires, cela passe naturellement par l'augmentation des recettes fiscales et domestiques. Le deuxième axe de réforme, c'est le renforcement du cadre monétaire, des réformes à la banque centrale essentiellement et de la supervision du secteur financier. Enfin le troisième grand axe de réforme est l’amélioration de la gouvernance et de la transparence économique, la lutte contre la corruption en général, ce ne sera pas seulement le secteur minier." a déclaré Gabriel Leost, représenant du FMI. Un premier décaissement immédiat de 217 millions de dollars est déjà intervenu, et permettra au pays de renforcer sa stabilité macroéconomique. De plus, cette coopération avec le FMI apparaît comme un signal rassurant pour attirer d'autres financements extérieurs. "1.5 milliards de dollars est une somme non négligeable cela dit cela ne va pas directement aux dépenses budgétaires puisque les premiers décaissements sont destinées eau renforcement en exergue de change du pays, et ce montant comparé aux besoins du pays est presque insignifiant, nous en sommes tout a fait conscient et un des grands objectifs du programme soutenu par le FMI c'est cet effet signal pour montrer que le gouvernement est engagé dans un programme de réforme qui va assurer une certaine stabilité macroéconomique et financière qui devrait se traduire par de meilleures perspectives économiques et de croissance à long terme et donc attirer les partenaires les investisseurs qu'ils soient domestiques ou étrangers." Les futurs décaissements dépendront du strict suivi du programme de réformes agréé entre le FMI et la RDC. Gabriel Leost est optimiste quand au potentiel du pays riche en ressources. "Bien sûr tout le monde pensent aux ressources minières mais pas seulement agricoles et humaines aussi avec ces populations jeunes, nombreuses et travailleuses, il y a énormément de potentiel, la question et de savoir comment libérer ces potentialités, on peut être optimistes cela dit c'est au gouvernement et à ses choix souverains de déclencher les réformes nécessaires et nous voyant comme je pense la communauté internationale fenêtre d'opportunité dans les mois qui viennent pour lancer ces réformes."